Le Dernier Voyage de Cook, Tome V : La tragédie d'Hawaï et les îles Sandwich
Édition française modernisée et illustrée de Troisième voyage de Cook (A Voyage to the Pacific Ocean) de James King (1776-1780). 266 pages.
17 janvier 1779 : James Cook mouille à Hawaï, salué sous le nom d'Orono. Un mois plus tard, il meurt sous les poignards. James King raconte et dresse le portrait des îles Sandwich. Tome V, réécrit en français moderne.
Lire la suite ↓- 266 pages
- Broché · Kindle
- Français
- XVIIIe siècle
Présentation
17 janvier 1779. Deux navires anglais mouillent dans la baie de Kealakekua, sur la grande île d'Hawaï, au milieu de mille pirogues venues à leur rencontre. Les prêtres conduisent James Cook sur la grande plate-forme du culte, où il est honoré presque jusqu'à l'adoration et salué sous le nom d'Orono. Le roi Terreeoboo vient en personne échanger son manteau de plumes et son nom avec le capitaine. Rien, dans cet accueil sans exemple, ne laisse deviner ce qui va suivre.
Un mois de fêtes et de vivres offerts, puis le départ. Un coup de vent brise un mât et force les deux navires à revenir vers une baie devenue froide et silencieuse. Un canot volé dans la nuit, une pinasse prise à son tour : Cook décide de retenir le roi en otage sur la plage de Kaawaloa. La foule s'arme, un coup de feu part, et le 14 février 1779, le plus grand navigateur du siècle tombe sous les poignards, à trente pas de ses embarcations.
Le journal tenu de la main de Cook s'arrête net. C'est son second lieutenant, James King, vingt-huit ans, astronome et ami des prêtres de l'île, qui reprend la plume. Une semaine de ruses et de représailles, un pavillon blanc porté au rivage, le village de Kakooa qui brûle, puis les ossements du capitaine enfin rendus et confiés à la mer. Les navires reprennent alors leur route d'île en île, cherchant en vain un mouillage à Maui, Molokai et Oahu, avant d'affronter à Kauai un dernier affrontement pour de l'eau.
King dresse ensuite le premier portrait complet de l'archipel : onze îles nommées en l'honneur de lord Sandwich, les volcans Mauna Kea et Mauna Loa dont il calcule la hauteur, une population estimée à quatre cent mille âmes, la loi du tabou enfin expliquée, et ces insulaires qui se laissent porter, couchés sur une planche, par des vagues où nulle chaloupe d'Europe n'oserait s'aventurer.
Ce cinquième tome correspond au Livre V de l'édition originale, A Voyage to the Pacific Ocean (Londres, 1784) : de l'arrivée à Kealakekua le 17 janvier 1779 au départ des îles Sandwich à la mi-mars. C'est le texte où la narration change de main : après la mort de Cook, c'est James King qui raconte, dans les mots d'un témoin direct et non plus du capitaine lui-même.
Cinquième des six tomes consacrés au troisième et dernier voyage de James Cook, dans la collection Carnets de Voyages Oubliés. Chaque tome se lit seul.
Première réécriture intégrale moderne pour le lecteur d'aujourd'hui, qui rend lisible ce récit sans rien trahir du voyage. 20 illustrations originales et des cartes redessinées donnent à voir l'itinéraire, tandis qu'un appareil de repères (glossaire, chronologie, index, note de l'éditeur, postface et lectures complémentaires) et des morceaux choisis du texte original éclairent la lecture.
Caractéristiques
- Éditeur
- Itinerarium Éditions
- Collection
- Océanie et Pacifique
- L'auteur du texte
- James King
- Époque du voyage
- 1779
- Édition modernisée par
- Isabelle Perol
- Langue
- Français
- Format
- Broché, 15,2 × 22,9 cm
- Pages
- 266
- ISBN
- 978-2-489330-48-9
- Parution
- septembre 2026
L'auteur du texte
A Voyage to the Pacific Ocean : Notre travail d'édition
Ce cinquième tome contient le Livre V du récit officiel : deux mois de 1779, du mouillage des navires dans la baie de Kealakekua, le 17 janvier, au départ définitif des îles Sandwich, à la mi-mars. Ces pages ouvrent le troisième et dernier volume de l'édition londonienne de 1784, préparée par John Douglas, chanoine de Windsor. Les règles posées en tête de la série valent ici sans réserve ; cette note ne retient que ce que ce volume a exigé en propre.
Le fait majeur est un changement de voix. Depuis le premier tome, le lecteur suivait le journal de Cook ; il suit désormais celui de James King, second lieutenant de la Resolution et astronome de l'expédition, qui écrit « je » et parle du capitaine à la troisième personne. Cette frontière n'a jamais été laissée s'effacer, là où l'ancienne traduction française prêtait parfois au commandant des phrases de son subordonné. King est aussi le seul officier du bord à qui l'Amirauté ait confié la rédaction de deux livres et la surveillance de l'impression ; il est mort quelques mois après la parution.
Le point le plus délicat n'était ni le vocabulaire ni le découpage. La scène du 14 février, King ne l'a pas vue : il gardait l'observatoire à l'autre bout de la baie et l'a reconstituée d'après ceux qui en revenaient. Ses « l'on remarqua », ses « si, comme quelques-uns l'ont pensé », ses conditionnels qui ne concluent pas ont tous été gardés ; les supprimer eût donné un récit plus net et un témoignage faux. Huit chapitres d'origine sont devenus onze, coupés aux coutures que le texte marque lui-même, et celui qui porte l'éloge de Cook est resté court à dessein.
Avant / après
For it was remarked, that whilst he faced the natives, none of them had offered him any violence, but that having turned about, to give his orders to the boats, he was stabbed in the back, and fell with his face into the water. On seeing him fall, the islanders set up a great shout, and his body was immediately dragged on shore, and surrounded by the enemy, who snatching the dagger out of each other's hands, shewed a savage eagerness to have a share in his destruction.
On remarqua en effet que, tant qu'il fit face aux habitants, aucun d'eux ne lui porta la moindre violence. Mais à peine se fut-il retourné pour donner ses ordres aux embarcations qu'il reçut un coup de poignard dans le dos, et tomba le visage dans l'eau. En le voyant s'effondrer, les insulaires poussèrent une immense clameur. Son corps fut aussitôt traîné jusqu'au rivage et entouré par ses assaillants, qui s'arrachaient le poignard des mains les uns des autres, montrant une ardeur sauvage à prendre chacun sa part de sa mise à mort.
La carte du voyage






