Le Dernier Voyage de Cook, Tome III : Tahiti, les îles de la Société et la découverte d'Hawaï
Édition française modernisée et illustrée de Troisième voyage de Cook (A Voyage to the Pacific Ocean) de James Cook (1776-1780). 378 pages.
Août 1777 : Cook retrouve Tahiti, assiste au sacrifice d'Attahooroo, installe Omai à Huahine, puis découvre les îles Sandwich. Tome III du dernier voyage, réécrit en français moderne.
Lire la suite ↓- 378 pages
- Broché · Kindle
- Français
- XVIIIe siècle
Présentation
Août 1777. La Resolution et la Discovery mouillent enfin à Tahiti. James Cook y ramène Omai, ce Raiatéen que Londres s'est arraché pendant deux ans, chargé d'armures, de globes terrestres et de feux d'artifice. Personne, sur la plage, ne lui prête attention. Puis quelqu'un aperçoit ses plumes rouges, et tout bascule.
Suivent six semaines parmi les plus denses de tout le voyage. Cook assiste, deux jours durant, au sacrifice d'un homme sur le grand morai d'Attahooroo, et compte quarante-neuf crânes au pied de l'autel. Il passe en revue trois cents pirogues de guerre rangées devant Oparre. Il voit un peuple stupéfait devant les premiers chevaux qui aient jamais foulé cette terre. Puis, à Moorea, il fait brûler des maisons et des pirogues pour deux chèvres volées, et pèse lui-même le prix de sa rigueur.
Viennent ensuite l'installation d'Omai dans sa maison de Huahine et les adieux en larmes du voyageur tahitien, les désertions de Raiatea où Cook retient en otages les enfants du chef Oreo, et le marché de Bora Bora, où il rachète au vieil Opoony l'ancre perdue dix ans plus tôt par Bougainville. Entre deux escales, le chirurgien William Anderson compose son long portrait de Tahiti : saisons et jardins, langue et remèdes, kava, arioi, atua et royauté, un des documents les plus complets que le XVIIIe siècle ait laissés sur la société tahitienne.
Puis c'est le cap au nord et l'inconnu. La veille de Noël 1777, un atoll désert surgit de l'océan : on y pêche la tortue, on y observe une éclipse de soleil, deux marins égarés manquent y mourir de soif. Trois semaines plus tard, le 18 janvier 1778, deux terres se lèvent à l'horizon et des hommes montent à bord qui parlent la langue de Tahiti, à seize cents lieues de là. Cook les nomme les îles Sandwich. Il ignore encore qu'il y mourra. Le tome s'achève sur la longue remontée vers la côte de la Nouvelle-Albion et le mouillage dans la baie de Nootka, en mars 1778.
Isabelle Perol réécrit ici en français d'aujourd'hui le Livre III de A Voyage to the Pacific Ocean (Londres, 1784), le journal de Cook lui-même et l'essai de son naturaliste William Anderson. Le texte est débarrassé de sa lourdeur d'époque, mais fidèle au fait, à la mesure et au regard des marins : ni résumé, ni abrègement, ni commentaire glissé dans le récit.
Cette édition ajoute une introduction, un appareil de repères (glossaire, chronologie, index, note de l'éditeur, postface), des morceaux choisis du texte original, des cartes d'itinéraire et des illustrations originales qui donnent à voir la route suivie. Troisième des six tomes consacrés au troisième et dernier voyage de James Cook, dans la collection Carnets de Voyages Oubliés. Chaque tome se lit seul.
Caractéristiques
- Éditeur
- Itinerarium Éditions
- Collection
- Océanie et Pacifique
- L'auteur du texte
- James Cook
- Époque du voyage
- 1777-1778
- Édition modernisée par
- Isabelle Perol
- Langue
- Français
- Format
- Broché, 15,2 × 22,9 cm
- Pages
- 378
- ISBN
- 978-2-489330-36-6
- Parution
- août 2026
L'auteur du texte
A Voyage to the Pacific Ocean : Notre travail d'édition
Ce troisième tome contient le Livre III du récit officiel : huit mois et demi de navigation, du dernier salut aux îles des Amis, le 17 juillet 1777, à l'ancrage dans la passe de Nootka, sur la côte américaine, le 30 mars 1778. Entre ces deux dates tiennent le retour à Tahiti, l'établissement d'Omai à Huahine et la découverte d'Hawaï, que Cook nomma îles Sandwich. La matière occupe le deuxième volume du Voyage to the Pacific Ocean imprimé à Londres en 1784, celui que le chanoine Douglas avait mis en ordre d'après les journaux du bord ; les règles arrêtées en ouverture de la série valent toujours, et nous n'y revenons que pour dire ce que ce tome a exigé de particulier.
Il a d'abord fallu compter ses chapitres. Le volume de 1784 en imprime deux sous un mauvais numéro : la page 190 répète CHAP. X là où devrait venir le onzième, la page 221 donne CHAP. XI pour le douzième, et l'errata joint au volume signale lui-même cette bévue de composition. Nous l'avons suivi, avec la table des matières : le Livre III compte treize chapitres, ni douze ni quatorze.
Ces treize chapitres sont devenus seize. Trois d'entre eux, démesurés, portaient chacun deux matières que le texte sépare de lui-même : l'essai sur Tahiti forme désormais deux chapitres, le récit de Kauai se détache de celui de Niihau, le portrait des îles Sandwich se dédouble entre la terre et les hommes. La scission s'est faite à ces coutures visibles, sans rien fondre ni rien déplacer : l'ordre du journal est resté intact. Ont disparu, en revanche, les arguments qui résumaient chaque chapitre avant qu'on le lise, et les notes que Douglas glissait en bas de page ; ce qu'elles apportaient de substantiel a rejoint les repères de fin de volume.
Avant / après
The longitude of the three several places is deduced from the mean of 145 sets of observations made on shore; some at one place, and some at another; and carried on to each of the stations, by the time-keeper. Without pretending to say which of the two computations is the nearest the truth, the longitude of 210° 22' 28", or, which is the same thing, 208° 25' 22", will be the longitude we shall reckon from with the time-keeper, allowing it to be losing, on mean time, 1",69 each day, as found by the mean of all the observations made at these islands, for that purpose.
Sans prétendre décider lequel des deux calculs approche le plus de la vérité, nous prendrons pour référence la longitude de 210 degrés 22 minutes 28 secondes. Soit, ce qui revient au même, 208 degrés 25 minutes 22 secondes au garde-temps. Celui-ci retarde de 1 seconde 69 par jour en temps moyen, c'est-à-dire sur l'heure égale des horloges et non sur celle du soleil. Ce retard est la moyenne de toutes les observations faites à ces îles dans ce dessein.
La carte du voyage






