Portrait de Alexander Hamilton

L'auteur du texte

Alexander Hamilton

A New Account of the East Indies (1688-1723)
Alexander Hamilton est l'auteur de A New Account of the East Indies (1688-1723). Itinerarium en publie 3 éditions modernisées, réécrites en français contemporain et illustrées, disponibles en ebook, livre papier et audiobook.

Biographie

Alexander Hamilton (1688-1733) est un capitaine et marchand écossais qui passa près de trente-cinq ans dans les mers d'Asie. Il y commerça pour son propre compte, entre le cap de Bonne-Espérance et le Japon, avant de publier en 1727 A New Account of the East Indies, récit de ce qu'il avait vu et pratiqué. Ce livre est aujourd'hui l'une des sources les plus utilisées sur les ports asiatiques du tournant du XVIIIe siècle. Il n'a aucun lien avec son homonyme, le père fondateur des États-Unis, né bien plus tard.

Sa vie n'est connue que par son propre témoignage, et les dates portées ici sont celles de sa période documentée : on ignore l'année de sa naissance comme celle de sa mort, et les archives ne le mentionnent plus après 1733. Écossais, il dit avoir voyagé jeune en Europe, sur la côte de Barbarie, aux Antilles, en Inde et en Asie du Sud-Est. Il arrive à Bombay en 1688 et se trouve enrôlé de force, brièvement, au service de la Compagnie anglaise des Indes orientales lors d'une guerre locale. Il s'établit ensuite à Surate comme country trader, c'est-à-dire comme armateur privé pratiquant le commerce entre ports asiatiques, activité tolérée par la Compagnie en marge de son monopole sur les échanges avec l'Europe.

Pendant trois décennies, il fréquente le golfe Persique, les côtes du Gujarat et du Malabar, le Bengale, le Siam, la péninsule malaise, Sumatra, la Chine et le Japon. En juin 1717, il reçoit le commandement de la Bombay Marine, la petite flotte armée de la Compagnie, chargée de protéger les convois ; il y combat la piraterie qui infestait alors la côte occidentale de l'Inde. En 1718, il séjourne dans le royaume d'Ayutthaya, dont il laisse une description. Il rapporte aussi qu'au début du siècle le sultan de Johor lui proposa de lui céder l'île de Singapour, offre qu'il déclina, un siècle avant l'installation britannique de 1819.

Le livre, écrit pendant sa retraite, paraît à Édimbourg en 1727 chez l'imprimeur John Mosman, en deux volumes ; une édition londonienne suit en 1744. Son titre annonce des observations recueillies « de l'année 1688 à 1723 » entre le cap de Bonne-Espérance et le Japon. Hamilton procède port par port, indiquant les mouillages, les droits de douane, les marchandises et leurs prix, les autorités locales et la manière de traiter avec elles. Il y mêle des anecdotes, des rencontres avec des pirates, des démêlés avec les Portugais, un empoisonnement à Malacca, et ne ménage ni les agents de la Compagnie ni ses concurrents.

Le texte fut longtemps difficile d'accès : il ne connut au XXe siècle qu'une réédition, celle de sir William Foster pour l'Argonaut Press en 1930, tirage limité reprenant le texte de 1727. Les fac-similés modernes, dont ceux de la Cambridge Library Collection, l'ont depuis remis en circulation. Les historiens de l'Asie du Sud-Est et du commerce maritime s'en servent couramment, avec la prudence qu'impose un auteur partial et parfois porté à l'exagération, pour reconstituer les circuits marchands, la vie des comptoirs et la place réelle qu'y tenaient les Européens.

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